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Fratrie… ou l’art de cultiver l’inégalité !…

On rencontre fréquemment des parents qui, par soucis d’équité, tentent d’éduquer la fratrie sans faire de différence entre les enfants. D’autres, par contre, préfèrent marquer la différence. Deux fratries se dessinent alors. L’une horizontale, l’autre verticale.

 

La fratrie horizontale

Au sein d’une fratrie horizontale, frères et sœurs, souvent d’une même classe d’âge, sont élevés sans distinction réelle de statut. En ce sens, que l’on donne la confiance et qu’on distribue les responsabilités, ou l’on reconnaît des droits, sans tenir compte de l’ordre de naissance dans la fratrie.
Respectant ses perceptions, le plus souvent subjectives, le parent privilégie parfois le plus petit au détriment du plus grand si celui-ci se montre immature. Il éduque alors davantage au rythme de ses états d’âme que de manière objective.
Ainsi, chaque enfant se retrouve arbitrairement investi. Tour à tour bénéficiaire ou dépositaire de la confiance ou des attentes parentales. L’enfant qui tente d’y répondre de son mieux, sent bien qu’en cas d’erreur de sa part il perdra, un temps, la confiance de son parent, pour le plus grand plaisir de ses frères ou sœurs !
L’ambiance ainsi entretenue par le parent fragilise la fratrie. Chacun veut son écot. Des rivalités apparaissent. La confiance parentale devient un enjeu. La solidarité et la collaboration entre les enfants ne peut alors s’installer. C’est souvent la foire d’empoigne. Chacun veut être servi le premier.
Les nombreux conflits qui en résultent sont le signe d’une insécurité qui naît de ce que le parent, qui se veut juste, n’est pas ressenti comme tel. Il n’est pas rare en pareil cas d’observer des scènes assez spectaculaires !

La fratrie verticale.

Elle se caractérise par le fait que droits et devoirs des enfants, confiance et attentes parentales, tiennent compte d’une hiérarchie. L’âge de chaque enfant de la fratrie détermine son statut.
Le plus petit convoite avec envie les droits de son aîné, ce qui provoque chez lui le désir de grandir. Pendant ce temps, l’aîné constate, lui, qu’il a grandi. Il se rassure sur des prérogatives qui l’amènent peu à peu à investir son statut d’aîné, la notion de responsabilité puis d’autonomie.
S’il s’agit là d’un fonctionnement plus juste et respectueux de la place de chacun, les conflits n’en sont néanmoins pas absents pour autant. Ce qui permet, chez les enfants, l’éclosion de la collaboration et la solidarité dépend donc principalement du positionnement parental à leur égard.

 

Et chez vous, ça se passe comment ? N’hésitez pas à partager votre expérience, poser vos questions dans les commentaires ci-après…

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