Guidance Parentale

Objectifs et champs d’application thérapeutique

Références théoriques

La Guidance Parentale s’inscrit dans le cadre de la psychothérapie de soutien de courte durée.
Son objectif diffère de celui d’une psychothérapie analytique – qui vise à mettre en évidence des mécanismes inconscients.
La Guidance Parentale met en évidence les comportements, les attitudes et les affects des parents dans leur relation familiale – alors que les psychothérapies analytiques cherchent à interpréter les motivations inconscientes, les fantasmes et les sources infantiles de la vie affective du parent lui-même.
Dès lors, on peut définir la Guidance Parentale comme une psychothérapie de soutien – un moyen d’objectivation de la situation présente, alors que les psychothérapies analytiques cherchent à élucider l’histoire passée du sujet.

Champs d’application thérapeutique

La portée d’un travail de Guidance Parentale va bien au-delà d’une simple démarche adaptative ou palliative. Elle est particulièrement indiquée dans le cas où les réticences, la méfiance ou l’incompréhension des parents n’autorisent pas un travail thérapeutique plus élaboré.
Dans tout les cas, l’objectivation de la situation retentit sur les conduites parentales vis-à-vis de l’enfant et sur la compréhension de ses difficultés.
Un tel travail conduit de nombreux parents à s’engager par la suite dans une psychothérapie analytique.
Enfin, la Guidance Parentale, étroitement liée à l’enfant, propose d’établir une nouvelle donne de la dynamique relationnelle entre parents et enfants.
Certes au cours de cette psychothérapie, des effets inconscients se produisent, mais ils ne seront généralement pas interprétés. Le but poursuivi est de clarifier la situation, de rechercher un motus vivendi en atténuant les tensions et l’angoisse, pour résoudre les conflits entre les parents et leurs enfants.
Il apparaît primordial que les parents prennent conscience des obstacles et des attitudes qui figent leurs comportements (souvent reconnus comme inappropriés et inefficaces mais cependant maintenus sans possibilité de les changer) :
En discutant dans le cadre de la Guidance Parentale, les parents arrivent à percevoir leur participation réelle dans les difficultés de l’enfant.
Ils reconsidèrent leur propre mode de fonctionnement, leurs attitudes et les préjugés socio-culturels qui président à leurs principes de bonne éducation.
Les parents ouvrent les yeux sur certaines de leurs conduites incohérentes, laxistes ou arbitraires.
Ils s’apercevront par exemple qu’ils confondent fermeté et besoin d’affirmation de leur autorité, qu’ils ne distinguent pas tolérance réfléchie et laisser-aller parfois complice.
Les parents prendront également conscience de leur propre agressivité, des sentiments d’impuissance ou des craintes qu’évoquent en eux les comportements provocateurs de leurs enfants : indolence, colères, désobéissance, revendications, pleurs, irrespect.
Mais aussi à quel point ils sont angoissés voir culpabilisés, par les symptômes que présentent leurs enfants : troubles psychosomatiques, anorexie, énurésie, instabilité psychomotrice…
Les entretiens de Guidance Parentale visent à aider les parents à prendre conscience de leurs propres attitudes et des raisons sous-jacentes à leurs comportements et à leurs principes ou conduites éducatives.
Ils doivent être capables de percevoir et de comprendre les motifs qui sous-tendent la conduite et les comportements de l’enfant.
Ainsi, les parents pourront établir avec l’enfant une communication fondée et validée sur des expériences affectives partagées (ex : le rituel pervers).

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