Enseignement

Education nationale : Tout un poéme…

L’histoire de Manon

Delphine, la maman de Manon raconte :

« Manon a 11 ans pour son entrée en 6ème en 2007 au Collège Louis Lumière à Echirolles. Comme celle de beaucoup d’enfants de parents séparés, son enfance a été plutôt chaotique mais cette rentrée scolaire est particulière car elle vit maintenant chez moi, sa mère à plein temps. Manon et sa sœur Maeva de 3 ans son aînée viennent de quitter leur maison et leur petit village natal suite à la séparation difficile de leurs parents en septembre 2005. La garde alternée décidée d’un commun accord a été compliquée pour la fratrie et les déchirements du couple devant le Juge aux Affaires Familiales (JAF) ont trop souvent impliqué les enfants en les exposant à des tensions qui laisseront des traces indélébiles…

Avant de détailler les années de Collège de Manon, il convient de dresser son portrait dès sa plus tendre enfance. Manon a été un bébé qui pleurait sans cesse, le pédiatre parlait de « colites du nourrisson » et aucun traitement n’a permis de la soulager. Tout le monde surnommait Manon « La Callas » tellement elle pleurait pendant les 6 premiers mois de sa vie. A l’âge des premiers mots, Manon a adopté le « non » systématique. L’entourage proche en plaisantait et je disais moi-même avec humour que j’aurai dû la prénommer Ma..« Oui » au lieu de Ma… « Non » ! Elle ne tenait pas en place dans sa chaise haute et était très vive dans son hulla-up, elle ne marchait pas mais courait systématiquement. Manon n’a jamais fait ses premiers pas « de marche » mais plutôt ses premiers pas « de course » et il était souvent bien compliqué d’anticiper les bêtises de la petite « furie » qu’elle était. Déjà elle « défiait » son entourage du regard et les interdits de tout ordre l’insupportaient.
A la maternelle, son petit caractère s’est affirmé aussi en collectivité et elle avait du mal à rester en place et à se concentrer sur des travaux minutieux demandant une attention particulière dans la durée. L’apprentissage de la lecture s’est passé tout à fait normalement et Manon n’a jamais redoublé une classe ni en primaire ni jusqu’à présent.
Revenons maintenant à la rentrée en 6ème… Au collège Louis Lumière, le règlement intérieur est strict notamment sur les retards Je dépose le plus souvent Manon devant le collège afin de limiter les retards. Tous les matins, je me vois obligée de la « presser » pour qu’elle soit prête à l’heure. Elle oublie quasi systématiquement quelque chose à la dernière minute ou ne prend pas le temps de déjeuner alors que tout est prêt sur la table de la cuisine… classique ! Manon commence à avoir des remarques dans le carnet de correspondance pour notamment des affaires oubliées, des retards (1’, 2’, 3’…), des bavardages, des passages aux toilettes entre 2 cours avec les copines, etc…
On entre alors dans un engrenage qui ira crescendo jusqu’en fin de 3ème, sans pour autant que Manon ne redouble une seule classe au Collège ou soit envoyée en Conseil de discipline, je n’ai d’ailleurs jamais été convoquée par un Professeur… C’est moi qui ai toujours fait la démarche de demander des rendez-vous.
L’entrée en 5ème marque une étape particulière dans la faculté de Manon à « oublier » ses affaires, « oublier » de faire ses devoirs, « bavarder » en classe et « se disperser », « arriver en retard » au cours de 8h alors que je l’ai déposée devant le Collège à l’heure… Par ailleurs, les devoirs à la maison, le soir, deviennent un réel tourment pour toute la famille. La discipline qu’essaie d’imposer tout parent dans l’éducation d’un enfant est mal vécue par Manon, que ce soit les devoirs scolaires, le rangement de sa chambre, le partage de certaines tâches quotidiennes ou le simple fait de se coucher à une heure raisonnable, tout est sujet de discorde à la maison et les tensions sont nombreuses.
Le médecin traitant conseille alors une visite chez un psychiatre reconnu pour prescrire des traitements de fond permettant une meilleure concentration et moins de dispersion notamment en classe. Manon se verra donc prescrire de la « Ritaline » par le psychiatre qui diagnostique dès les premières visites une hyperactivité avec déficit de concentration. A ma demande, le psychiatre accepte de prendre contact avec le Collège pour expliquer le cas de Manon et un PAI (projet d’accueil individualisé) est mis en place pendant la classe de 5ème. Entre la « Ritaline » et le PAI, les professeurs notent une amélioration du comportement pendant la classe ainsi qu’une plus grande concentration et donc sensiblement de meilleurs résultats scolaires.
La « Ritaline » ne pouvant être prescrite indéfiniment sans un examen approfondi en pédopsychiatrie au CHU de Grenoble, Manon subit des tests poussés avec un psychiatre et un psychologue du groupe. Résultats : hyperactivité et déficit de concentration reconnus mais non au stade pathologique. Le traitement est donc stoppé malgré les progrès constatés par les professeurs…
Dès lors, l’engrenage se remet en marche et tout s’accélère : retards, remarques sur les bavardages, les oublis de matériel, le comportement « dispersé », Manon n’est décidément pas faite pour entrer dans le « moule » de l’élève classique apprécié par les professeurs.
Pendant la classe de 4ème de Manon, je suis moi-même une Guidance Parentale qui m’apporte du réconfort et change ma perception vis-à-vis du cas particulier de ma fille. Plus largement, l’entourage comprend alors mieux ce qui se passe et surtout que Manon « ne fait pas exprès » d’être comme elle est, ce qui est difficile à croire quand on n’a pas suivi de Guidance. Les professeurs, eux, n’ont pas suivi ce type de travail et ne comprennent pas la collégienne dispersée qu’est Manon. Ils pensent qu’elle fait exprès d’oublier ses affaires, de subitement parler à haute voix, de faire autre chose pendant un cours, etc…
Les enfants comme Manon sont souvent identifiés aux élèves incorrigibles, inattentifs en classe et qui désobéissent systématiquement à leurs professeurs. Ils donnent l’impression de n’en faire qu’à leur tête et de défier toute forme d’autorité. Dans ce cas, tout le monde croit que l’enfant ne fait aucun effort pour rester tranquille et qu’il manque d’intelligence. L’impulsivité est extrême (tendance à faire et dire des choses sans réfléchir). A noter que la vie sociale de ces enfants est aussi perturbée (voir l’ouvrage fort intéressant intitulé « Le cousin hyperactif » de Jean Gervais aux Editions Boréal « Collection Dominique »).
Nous pouvons à présent rentrer dans le détail des problèmes rencontrés par Manon et moi-même, sa maman, cette année durant sa classe de 3ème au Collège Louis Lumière. Rappelons que Manon ne prend plus de traitement et que le PAI mis en place en 5ème est « passé aux oubliettes »…
Depuis l’épisode de la « Ritaline » et du bilan établi par le service de pédopsychiatrie du CHU en classe de 5ème, je prends soin de rencontrer systématiquement le professeur principal, notamment en début d’année afin de raconter l’histoire de Manon et de faire comprendre qu’elle n’est pas une élève facile à cadrer, qu’elle fonctionne beaucoup sur l’affectif et que si on ignore cela, la vie en classe peut devenir difficile pour tout le monde (Manon et ses professeurs).

En ce début de 3ème, j’ai fait de même et demander un rendez-vous avec le professeur principal de Manon dès le mois de septembre. Notons que Manon est devenue une adolescente en avance sur son âge sur le plan physique (elle n’a pas 15 ans et en paraît facilement 19 ou 20) ; elle s’intéresse à la coiffure et à la mode, elle est donc toujours bien apprêtée, bien coiffée, normalement maquillée et coquette du haut de ses 1,80m. Cette apparence physique peut faire oublier qu’elle n’a pas encore 15 ans et qu’elle n’a aucune avance particulière concernant ses relations avec les garçons notamment ou les sorties, mais Manon continue de préférer fréquenter des filles qui lui ressemble physiquement et qui sont par conséquent le plus souvent plus âgées, redoublantes et bien peu « dans le moule de l’élève » comme l’entendent les professeurs.
En octobre, Manon se plaint à plusieurs reprises de « conflits » avec son professeur de français et notamment d’une réflexion précise sur sa façon de s’habiller, réflexion faite en classe devant les autres élèves : « Regardez ça ! Manon en survêtement… elle n’a pas mis son petit Jeans moulant aujourd’hui… » !!! Je le répète, je n’ai jamais été convoquée par aucun professeur.
Je demande alors un rendez-vous à ce professeur par le biais du carnet de correspondance comme l’exige le règlement intérieur. Je travaille à temps plein et demande donc un rendez-vous « adapté » à mes horaires en faisant plusieurs propositions au professeur et en notant le motif suivant (puisque le motif doit être explicitement précisé) : « relationnel avec Manon ». Le professeur répond tardivement en imposant 1 horaire complètement décalé par rapport à mes diverses propositions. Je suis donc dans l’impossibilité de me rendre au rendez-vous proposé et je ne rencontrerai pas le professeur de français en question.  
En novembre-décembre, les altercations avec les professeurs et la CPE se multiplient :
– Manon perd son arrière-grand-mère maternelle et son grand-père paternel à 3 semaines d’intervalles, elle manquera l’école quelques jours et à son retour en cours de français, le professeur l’interpelle devant toute la classe : « …On m’avait dit que Manon était absente parce qu’elle s’était fait faire une couleur !… Je vois que c’est vrai !» Manon répondra simplement et calmement que ce n’était pas la raison de son absence mais le professeur ne cherchera pas à savoir la vraie raison. Manon encaisse le coup qui fait mal et la perturbe.
– Un autre jour, la CPE vient la chercher dans les toilettes alors qu’elle est indisposée et l’humilie devant ses camarades en l’obligeant à passer par la cours pour se rendre à l’infirmerie alors que Manon demande à passer par les couloirs intérieurs pour plus de discrétion… (elle était tâchée et l’avait précisée à la CPE !)
– Un autre jour, Manon est soi-disant surprise au fond de la cours avec une cigarette allumée à la bouche, le surveillant en question est à l’autre bout de la cours, la cigarette est dans la main et non allumée mais Manon aura un avertissement…
– Les retards, heures de colle et remarques dans le carnet pleuvent, les notes continuent de baisser… toujours aucune convocation…
– En cours de Technologie, Manon regarde l’heure sur son portable, le professeur l’accusera à tort de s’être servi de son portable pour envoyer des sms malgré que Manon ait pu prouver qu’aucun sms n’a été envoyé et qu’elle consultait simplement l’heure. Le professeur lui a mis la main dans la poche pour en ressortir le portable en question ! (Je précise que tous les autres élèves ont aussi un portable dans le cartable ou dans une poche !)
A noter qu’en Décembre, Manon fait son premier stage en salon de coiffure puisqu’elle envisage un CAP de coiffure dès la rentrée de septembre 2011-12. Son stage se passe parfaitement bien et elle obtient une note de 17/20 à son rapport de stage et sa soutenance orale de rapport de stage. Je rencontre à nouveau la prof principale en décembre pour discuter de l’orientation de Manon, la prof décide de mettre en place des cours particuliers : Manon ne fera plus de Sciences physiques aux cours de physique mais des travaux de recherche sur la coiffure. Les retours seront très positifs et la prof principale découvre que Manon travaille sérieusement lorsqu’elle s’intéresse à quelque chose. La prof m’avoue qu’elle « découvre » enfin Manon… Mais les turbulences continuent avec les autres professeurs…
– En cours d’histoire, Manon sort ses ciseaux et se coupe une pointe de mèche de cheveux…pour s’occuper dira-t-elle… Le professeur l’interpelle et déclare : « Toutes les filles qui ont des extensions et des gros seins dans cette classe ne seront bonnes qu’à garder des gosses à la maison…et encore, il faudra qu’elles se trouvent un mari !!! ». Manon a pleuré durant tout le reste de l’heure, elle passera voir le professeur à la fin du cours toujours en pleurant et en demandant pourquoi elle avait fait cette réflexion devant toute la classe. Le professeur dira qu’il ne faut pas que Manon le prenne pour elle uniquement, qu’elle s’adressait aussi à d’autres… Manon lui répondra simplement qu’il est à noter qu’elle est la seule de la classe à avoir des extensions justement… le prof de lui répondre qu’elle n’est pas la seule à avoir des gros seins !!!
Après ce dernier épisode très douloureux, Manon s’est mise à déprimer réellement et à ressasser les mots durs de ses professeurs, elle pleurait souvent le soir au coucher, elle me demandait pourquoi tout le monde s’acharnait sur elle, elle ne comprenait pas pourquoi ni comment les profs pouvaient la détester à ce point, elle ne comprenait pas pourquoi ils pensaient tous qu’elle se foutait de leur figure alors que ce n’était pas vrai, elle se dévalorisait systématiquement et ne comprenait pas pourquoi les profs se permettaient de lui parler de son physique de la sorte, elle disait qu’elle ne valait rien et qu’elle n’arriverait à rien, c’était la déprime totale ! …et de mon côté, l’inquiétude grandissait…
Le 18 février 2011, je décide d’aller voir le Proviseur suite aux problèmes récurrents qui ont causé la « dépression » de Manon. Je souhaitais qu’il m’aide à obtenir enfin un rendez-vous avec les différents professeurs en question. Le Proviseur me reçoit mais se montre hermétique aux explications que je lui fournis. Il propose néanmoins d’organiser cette réunion avec les professeurs d’anglais, de français et d’histoire, l’infirmière, la CPE et la prof principale. Il promet de me rappeler sur mon portable…
Entre temps, Manon rencontrera une psychologue au planning familial à plusieurs reprises puis suivra un mercredi après-midi une formation à la Chambre des Métiers afin d’améliorer son CV et sa lettre de motivation dans le but de trouver un patron pour son CAP. Elle verra par 2 fois son Comportementaliste et fera un second stage de 3ème en salon de coiffure.
Les problèmes avec la prof de français devenant récurrents et sans nouvelle du Proviseur pour la réunion qu’il devait organiser, je passe à nouveau à son bureau. La rencontre ne se passe pas comme prévu, le Proviseur ne souvient apparemment pas de l’entretien qui date d’un mois ! Il déclare finalement qu’après tout ce n’est pas son travail mais plutôt celui de la prof principale ! J’en prend acte, je montre mon mécontentement et j’en informe la prof principale qui devient la seule personne crédible et humaine dans ce collège à mes yeux, avec l’infirmière.
La réunion tant attendue a finalement lieu 3 semaines plus tard pendant une récréation ( !!!) en présence de l’infirmière, de la CPE, de la prof de français, d’anglais et d’histoire mais la prof principale est absente pour maladie. Sur les conseils du Comportementaliste et de l’Inspection académique que j’ai contacté avant la réunion, j’appréhende la réunion de manière très diplomate. J’ai eu confirmation par Mme A. de l’Inspection Académique qu’il arrivait parfois que certains professeurs mettent en place une forme de harcèlement envers un élève sans même en être tout à fait conscients ! Elle précise qu’il convient d’aborder les choses sereinement sans faire de vagues car les professeurs n’apprécient guère qu’un « extérieur » à l’Education nationale se permette la moindre réflexion sur leur enseignement qui est forcément parfait…, elle les décrit comme parfois très hermétiques…et je confirme.
La fameuse réunion peut donc débuter : Je commence par remercier les personnes de leur présence et demande un temps de parole afin de dresser le tableau de Manon (historique de son parcours scolaire parsemé de problèmes de concentration reconnus, personnalité, physique avancé par rapport à son âge, aucun redoublement, 17/20 à son rapport et soutenance de stage de 3ème, très bonnes appréciations de stages, etc). Je précise également que je ne suis pas là pour répéter tout ce qui s’est dit en classe, qu’il ne s’agit pas de faire le procès ni des professeurs, ni de ma fille, et que l’important est de trouver des solutions afin que Manon puisse terminer son année de 3ème de manière plus sereine. Une fois mon introduction faite, la prof d’anglais arrive enfin, très en retard et prend la parole sans avoir entendu mes propos qui seront tout de même « résumés en quelques mots» par le Proviseur.
La prof d’anglais prend donc la parole et fait littéralement le procès de Manon qui « ne fait pas correctement son métier d’élève… ». La prof assume totalement « d’envoyer des SKUD » comme elle les nomme, à Manon.
Historique de cette histoire de « SKUD » : Manon a ricané dans son coin un jour en classe quand la prof a expulsé Yasmine du cours. Yasmine d’enchaîner en s’adressant à la prof : « …Mais t’es folle ou quoi ! ». Yasmine sort finalement sans que la prof ne réponde à son injonction. En revanche, la prof bien énervée par le tutoiement et l’insolence de Yasmine, vient plutôt s’adresser à Manon qui restait, elle présente en classe : « Alors Manon ! Tu veux qu’on parle de ton physique ?! »… Manon n’a pas répondu très étonnée et humiliée devant toute la classe, elle a pleuré ; à la fin du cours elle est passé voir la prof en lui expliquant qu’elle venait de manquer 8 jours de classe parce qu’elle déprimait à cause justement de réflexions désobligeantes et blessantes de professeurs au sujet de son physique… La prof de lui répondre, droit dans les yeux : «…mais je sais tout ça Manon et c’est pour cette raison que je te l’ai dit!!! » …Manon est sortie, elle est allée s’enfermer aux toilettes et m’a appelé en pleurs ; je suis allée la chercher immédiatement à l’infirmerie pour la ramener au planning familial rencontrer à nouveau la psychologue : à nouveau 2 jours d’absence…
Bref, pendant la réunion j’encaisse le procès de ma fille fait successivement par les 3 professeurs, l’émotion me gagne et je précise à nouveau que les profs ne m’apprennent rien, que je sais pertinemment tout ce que je viens d’entendre et que par conséquent la réunion jusqu’ici n’avait avancée à rien… Je demande donc quelles solutions peuvent être envisagées pour Manon, silence total puis la prof d’anglais déclare :
« Manon n’a qu’à faire son métier d’élève correctement ! ». Les autres profs acquiescent et je précise que cela fait 4 ans que tout est tenté mais que rien ne fonctionne… L’infirmière et la CPE acquiescent, elles sont conscientes des efforts faits par Manon et moi-même, dommage que la prof principale ne soit pas présente car elle sait aussi que je l’ai rencontré à ma demande environ tous les 2 mois depuis le début de l’année, et elle est la seule à comprendre la situation et à vouloir nous aider (Manon et moi).
J’ajoute en m’adressant au Proviseur :
« Très bien donc si personne n’a de solution, de mon côté j’ai 2 demandes expresses à vous faire.
1/ je souhaiterais que Manon soit dispensée de cours d’anglais jusqu’à la fin de l’année, ainsi on facilite la tâche de Mme C. ! »
Le proviseur : « Parfait, si vous êtes d’accord ! » en s’adressant à moi et non à la prof !
Je reprends donc la parole : «Je suis d’accord puisque c’est moi qui vous le demande !
2/ j’ai trouvé 2 fois un mois de stage à Manon en salon de coiffure jusqu’à la fin de l’année… »
Les 3 profs en même temps : « Ah ben voilà ! » … tous très soulagés par la solution miracle ! Le Proviseur quant à lui rectifie rapidement : « ce n’est pas possible, elle perdrait son statut d’élève et n’obtiendrait pas son certificat de fin de 3ème obligatoire pour l’entrée en CAP ! »
Les profs sont finalement libérés par le Proviseur (fin de la récréation !!!) et il est convenu que je négocie avec les salons une alternance avec le Collège une semaine sur deux dès la rentrée des vacances de Pâques et ce jusqu’à la fin de l’année scolaire.
Finalement, Manon a souffert durant quasiment toutes ses années de collège avec certains professeurs qui assument totalement le fait d’être méchants et blessants, en humiliant de manière récurrente et volontaire une élève parce qu’elle fait plus que son âge et qu’elle n’est pas une élève comme les autres rentrant dans le moule de l’éducation nationale ! Encore aujourd’hui, c’est un cauchemar quotidien pour Manon d’aller en cours ! …heureusement, une semaine sur 2 dorénavant.

Au fait, qu’est-ce qu’un l’abus de pouvoir et n’est-il pas puni par la Loi ?

Ouf!!! ça soulage… »

Conseil de lecture pour tous et plus particulièrement pour les professeurs qui malheureusement ne bénéficient d’aucune aucune formation continue en psychologie : « Le Cousin hyperactif » aux Editions Boréal Jeunes. »

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